Mauvaise solution


Les parcs éoliens industriels projetés (certains sont déjà en service) sur les crêtes jurassiennes vaudoises (Bel Coster, Sur Grati, Mollendruz, Eoljoux - La Vallée de Joux) représentent une mauvaise solution à un faux problème. 

Le problème est posé à la population en ces termes : il faut choisir entre l'éolien ou le nucléaire.  

Cet ultimatum place les citoyens devant un choix qui contrevient aux règles élémentaires de l'honnêteté intellectuelle.
Confrontées à cette "obligation morale"   nombre de personnes n'hésitent pas à répondre : « allons y pour l'éolienne ».  Fort justement d'ailleurs, si on se base sur l'épouvantail que représente désormais le nucléaire, suite à la catastrophe écologique majeure de Fukushima.

Pourtant le vrai problème n'est pas de choisir entre l'énergie nucléaire et l'énergie éolienne. Il est plutôt de proposer une alternative au nucléaire sur laquelle il est réellement possible de miser pour l'avenir.

Il va sans dire que cette forme d'énergie renouvelable doit offrir de solides garanties de rentabilité, comme c'est le cas de l'énergie hydraulique qui, avant l'avènement du nucléaire assurait à elle seule l'approvisionnement en électricité de la Suisse.

L'énergie éolienne n'est donc pas la seule alternative au nucléaire.  Par ailleurs, elle n'est ni la plus rentable et ni la moins coûteuse.

L'éolien est incapable de remplacer le nucléaire

Une autre déclaration fallacieuse des promoteurs de l'industrie éolienne, découlant logiquement de leur ultimatum (c'est l'éolien ou le nucléaire), consiste à faire croire au public que l'énergie éolienne est capable de remplacer le nucléaire.

Or cela est malheureusement loin d'être le cas. Partout où l'éolienne a été implantée, elle ne parvient à satisfaire qu’une toute  petite proportion de la consommation en électricité de la population.  Ceci malgré le nombre impressionnant d'éoliennes qui ont poussé comme des champignons un peu partout ces dernières années.

Dans les statistiques des pays ayant favorisé l'éolien, la part de production d'électricité résultant de l'énergie éolienne reste anecdotique. Aucun de ces pays ne peut se passer de sources "traditionnelles" d'énergie afin de répondre à la demande des ménages.

À tel point, que même ceux qui y croyaient au départ (c'est à dire à peu près tout le monde) commencent à se demander, combien d'éoliennes seraient effectivement nécessaires pour remplacer le nucléaire.

Si les 7 000 éoliennes allemandes suffisent à peine à satisfaire la demande en électricité de 1 % de la population, une évidence s' impose immédiatement : des dizaines de milliers d'éoliennes ne parviendront peut être pas à fermer les centrales nucléaires.

Conclusion

En conclusion, grâce aux éoliennes l'énergie nucléaire a encore de beaux jours devant elle.
 
Dans l’intérêt de la collectivité, le problème doit être urgemment posé en d'autres termes :

Est-ce que cela vaut la peine de défigurer le patrimoine naturel de tout un pays, auquel les gens sont attachés depuis des générations, pour des éoliennes, dont le rendement est tellement dérisoire, qu'en l’état actuel elles sont tout à fait incapables de remplacer l'énergie nucléaire?

Mots-clés: Eolienne, Jura, Patrimoine, Paysage